Souvenez vous, on vous avait présenté le Nu Forms Festival il y a quelques semaines. Depuis la découverte de ce nouveau festival Autrichien, on était décidé à changer un peu nos habitudes estivales pour découvrir un nouveau festival et un nouveau lieu. Il faut dire que le line up proposé par le Nu Forms était bien alléchant et n’avait pas grand chose à envier à ses confrères européens. On vous raconte nos 3 jours au son de la crème de la Drum & Bass dans un cadre idyllique.

Après 1h de route à partir de Vienne, la capitale Autrichienne (qu’on a eu le temps de visiter en express et qui est magnifique au passage), on se retrouve à Wiesen où on retrouve nos amis qui nous ont réservé un spot en or en étant arrivée depuis la veille (mercredi). Notre campement se trouve sous les arbres en forêt (donc ombragé, un luxe en festival!) et surtout à quelques mètres des scènes.

Arriveront très vite les premiers concerts prévus le premier soir uniquement sur la scène intermédiaire, un hangar d’une petite capacité qui suffira amplement pour ce premier soir où tous les festivaliers ne sont pas encore de la partie. On aura la chance de voir des DJs locaux tabasser avec de la neuro dès 17h (on aurait pu faire à peine plus doux en terme de warm-up). Après ça, vient une des têtes d’affiche de cette soirée d’ouverture : TC. Le set est super entrainant et dynamique, de grosses montées de vocales droppées de manière salace avec du jump up ou autre bangers! Le DJ n’hésite pas à prendre le micro et à ambiancer la foule en suppléant le MC. On verra par la suite les autrichiens Dossa & Loccuzed puis Fourward, pour un très bon set mais loin du meilleur qu’on ai pu voir de lui auparavant. On finira sur Disaszt pour un set ultra énervé avant de partir se coucher. Après cette première soirée, on peut déjà faire un constat, beaucoup trop de Pop It Off et de Dead Limit!

Le vendredi matin, les Sound Systems de nos voisins de camping auront raison de notre sommeil. On ira rapidement se rendre au Wiesen Village, situé à quelques mètres en contrebas de notre campement, pour passer une après midi au son liquid/deep de la scène Sun & Bass.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes, ça fait du bien des fois! On se rend ensuite sur le site du festival pour découvrir la grande scène (fermée la veille) pour Etherwood et Nu-Tone B2B Logistics (pourquoi pas sous le nom de Nu-Logic d’ailleurs?) pour continuer sur notre lancée dans la douceur. Puis, On ira faire notre session future beats du festival avec les maîtres en la matière : Ivy Lab, représentés par Stray pour l’occasion.

Une grosse tartine de deep/neuro nous viendra en pleine face grâce au génie russe Enei. On restera sur cette même scène pour voir un back to back entre 2 génies de la production : Break B2B DLR. Le mix n’est pas des plus techniques mais la selecta est parfaite alors on apprécie fortement. On en oublie même qu’on avait prévu d’aller voir Technimatic sur la petite scène Sun & Bass. On se retrouve devant le set liquid de l’anglais au béret avec une cinquantaine de personne. Ce côté intimiste nous va à ravir et on restera pour voir LSB qui jouera pendant tout son set en représentant notre crew avec un sticker collé sur l’épaule.

De retour dans l’enceinte du festival, c’est depuis l’espace VIP que l’on aura l’honneur de voir la fin du set de Maduk, et on peut dire que c’est une belle surprise. Le hollandais nous régale de ces pépites made in Liquicity agrémentées de gros banger, on adhère, et on remarque que ce n’est pas pour rien qu’il a été nommé récemment meilleur upcoming DJ. Vient ensuite le tant attendu duo Calyx & Teebee, devant une grande scène bondée. Les 2 DJs déroulent avec leurs 6 platines mais on aurait pu quand même attendre un peu plus de rapidité dans les enchainements avec cette configuration.

Place ensuite à Noisia, représenté uniquement par Thijs, qui déroule à base de grosse neuro si caractéristique du groupe et par un peu de future hip hop. On apprécie, mais on aurait beaucoup aimé découvrir leur nouveau live Outer Edges qu’ils présenteront prochainement. Exit la MainFrame stage après Noisia pour rejoindre la FutureBeatz Stage pour vous les anciens Ed Rush & Optical. Et voilà qu’on retrouve encore un Dead Limit, mais cette fois à notre grande surprise il s’agit d’un nouveau remix probablement réalisé par ce duo au vu des sonorités. S’en suivra un autre duo (made in Critical cette fois) avec Mefjus & Emperor, pour un set ultra énervé et efficace. On finira sur Delta Heavy et un mix plutôt surprenant et intéressant avec moins de dancefloor qu’attendu. On commencera notre dernière journée (déjà) sur la scène Sun & Bass comme la veille. On ira se rapprocher du premier DJ, Changing Faces et là grosse surprise : il parait avoir 14 ans à peine! Le set est pourtant d’une qualité et d’une selecta remarquable. Après renseignements on apprendra qu’il a finalement 20 ans et qu’il est dans le circuit depuis quelques années.

On profite de cette scène et de sa pelouse avant de retrouver la main stage pour la deep du papa d’Exit Records  : DBridge, vibes deep & old school au programme. Le papa fera place à un duo qu’on apprécie particulièrement : Hybrid Minds, qui sera présenté pour la première fois sous la forme Hybrid Minds Plus, les expectations sur ce fameux « plus » vont bon train dans notre groupe et on découvre finalement que c’est une voix féminine (Alexa Harley) présente sur scène en plus de MC Tempza.

On continuera notre session liquid avec un peu de Spectrasoul en mode intimiste sur la mini Sun & Bass Stage. On reviendra sur la main stage pour la jump up du petit prodige Annix qui nous cassera les jambes. S’en suivra quelques changements de line-up non communiqués, The Upbeats à la place de Bad Company. On se retrouvera sur la grande scène pour le set de Sub Focus. À notre grande surprise en début de set, l’artiste est annoncé comme représentant le label Virgin Emi Records et non plus Ram Records. Au vu du set qu’il nous présente on sent un changement de direction et une tendance penchant fortement vers l’EDM ultra populaire. Un peu déçu de cette évolution de style au vu des anthems que le producteur a pu nous gratifier par le passé… On restera pour voir Wilkinson, qui a échangé son créneau avec son patron de chez Ram Andy C. Le set de l’anglais qu’on avait très peu vu auparavant est plutôt surprenant. On s’attendait à beaucoup de dancefloor et on se retrouve à écouter des drops à base de jump up ou de neuro. Place ensuite à Andy C, qui nous proposera comme à son habitude un set très technique à base de bangers qui sortiront potentiellement dans quelques années (ou pas). Après quoi, on assistera au retour d’un groupe qui a marqué le mouvement Drum & Bass : Bad Company. On attendait ce moment avec une grande impatience et on ne sera pas déçus! Les 4 compères nous gratifient de leur sonorités qu’on croiraient venues tout droit d’une cave. Cerise sur le gâteau, on aura la chance d’avoir l’emblématique Goldie en second maître de cérémonie. Le patron de Metalheadz à l’air de prendre son pied et son rôle très à coeur, il s’en va même taquiner quelques uns de ces confrères à base de «Andy C, Sub Focus, THIS IS DRUM & BASS» pour reprendre ses termes.

On finira notre festival avec la neuro de State Of Mind et de Current Value, avec un mix sur tablette, assez inédit pour le coup!

À travers ces lignes vous avez du comprendre qu’on a adoré ce festival. Le cadre iddylique, la programmation pointue, des sets intimistes, une ambiance conviviale, du son de qualité (Funktion One everywhere), un camping en forêt : tout un tas de détails qui font de ce festival une expérience unique et mémorable. Et si on ne devait émettre qu’un bémol sur ce festival c’est la présence de MCs sur la quasi totalité des sets, on aurait aimé en avoir à peine moins et pouvoir mieux apprécier les mixs parfois.

See you next year Nu Forms, NUF SAID.

Crédits photos : Optical Engineers / David Beltramelli