Nous y sommes ! Après de longs mois d’attente, nous nous retrouvons au Let It Roll édition 2016 ! Un line up très prometteur, une main stage toujours aussi chargée, la « Madhouse Stage » qui accueillera cette année une Eatbrain Night le jeudi, une Blackout Night le vendredi, et enfin une Noisia Invites le samedi, et la « Factory Stage » qui accueillera ces mêmes jours, une Hospitality, une Ram Records Night, et pour finir une Viper Night. Ce n’est pas tout pour les labels night, puisque d’autres scènes telles que « l’Underworld Stage » ou la « Port Stage » accueilleront elles aussi des labels comme Neurofunk Grid, Exit Records, Medschool, Rough Tempo, et bien d’autres.

Nous arrivons mercredi soir pour avoir le temps de s’installer. Après avoir récupéré nos pass presse pour réussir au mieux ce report, la sécurité nous coupe le bracelet à l’entrée en pensant qu’il s’agissait d’un bracelet camping non valable pour nous. On fera donc tout le festival avec un bracelet classique, dommage.


Arrivée des festivaliers

Epuisés du voyage, nous arrivons dans le « tent inn », un camping pré-installé qui nous a été vendu comme un camping « confortable, avec matelas et couvertures ». L’idée de ramener nos tentes nous plaisait peu et cette offre chaleureuse nous a bien tenté. Surprise en arrivant, on découvre des tentes Quechua 2 secondes, avec un tapis de gym d’une épaisseur d’à peine 1 cm pour matelas, pas de coussins, et des couettes fines en laine. On essaye de rester calme, on déballe nos affaires, et nous partons manger.


Aperçu du Tent Inn

En arrivant sur l’immense base aérienne principale, de nombreux stands de nourritures s’offrent à nous. On trouve des kebabs, des burgers, des nouilles, des nems, des assiettes de viande et ce à un prix plus que raisonnable.

Après avoir fait la découverte du lieu, et du « camp stage » un petit chapiteau dans le camping, avec un système son assez fort (et pas vraiment propre), on décide d’aller se coucher.
On notera la tranquillité du camping « tent inn » où les gens n’hurlent pas à toute heure, et viennent plutôt ici pour se reposer.

Jeudi, il est temps de commencer pleinement l’aventure. On se réveille assez tôt, les fortes chaleurs nous empêchant de dormir plus.
Nous croisons un véhicule, enceintes et platines intégrées, qui vadrouille sur la place avec du bon son, le temps de patienter de l’ouverture.


Véhicule sono

21h, nous rentrons enfin dans le festival. Pas mal de scènes se présentent à nous, et pas seulement avec de la drum & bass. C’est l’heure d’aller voir A-Cray sur la « Madhouse », qui nous pond un set bien propre et bien gras, histoire de nous mettre dans l’ambiance.


A-Cray sur la Madhouse

On file ensuite sur la « Factory », où Logistics joue un set bien varié, et nous surprend avec un bootleg de « Dead Limit » (pas celui de Kursiva), qui fait son petit effet. On retourne sur la « Madhouse » avec L 33 qui met tout le monde d’accord avec un set ultra puissant, la neuro qu’on aime! On reste un peu voir Ed Rush & Optical, qui nous déçoivent un peu avec un set autoroute, qui nous fatigue beaucoup trop. On part se bercer avec Fred V & Grafix, à la Hospitality Night, qui nous surprend avec un set bien dancefloor et puissant. Metrik enchaine, et là, impossible pour nous de tenir plus de 15 minutes. Un début de set extrêmement mou, qui nous plonge dans l’envie d’aller écouter de la neuro. On file donc voir Jade B2B Mindscape, puis Agressor Bunx prend le relati, et là : une nouvelle déception. Une autoroute de morceaux déjà tous joués auparavant, du gras pour du gras, un set qui n’a pas vraiment de sens, bref, on commence vraiment à fatiguer. On finit par aller voir B-Complex, qui fait un peu redescendre la pression sur la « Factory ». L’heure d’aller se coucher arrive, on se dit que le lendemain sera forcément mieux, vu ce qui nous attend.

Quelques heures de sommeil plus tard, et quelques averses de pluie qui ont bien rafraîchi le festival (taaant mieux), on décide de se promener un peu, et surtout, de se doucher. Surprise, les douches sont payantes, malgré ce qu’on nous avait annoncé. On ne s’arrête pas à ça et on file se doucher vers les points d’eau (fraîche) en libre accès.

L’après midi, on se fait bercer au loin par le « live stage », une scène qui accueille divers groupe, des dj un peu plus electro / EDM, dubstep, etc. Ça nous fait du bien, et ça nous chauffe un peu pour la soirée.


Live Stage

On regarde un peu les activités, le skate sur le half pipe, les gens qui surfent, ça sent l’été à plein nez sur la base aérienne!

20h30, on se trouve sur le main stage qui était fermé la veille. La scène est très impressionnante avec un système son à la perfection. On y retrouve Dj Marky, qui nous met vraiment dans l’ambiance avec un set ultra varié, en passant par la jungle, dancefloor, neuro, etc.

21h30. L’heure de l’opening show arrive. Et c’est June Miller qui s’y colle pour la bande sonore. 20 minutes de pure folie, des feux d’artifices à gogo, une scénographie exceptionnelle, bref, on se prend la claque de notre vie avec un spectacle magnifique, un opening show digne de ce nom.

On part manger et on revient sur ce main stage, pour aller voir Wilkinson. A notre grande surprise, il nous pond un set bien violent, en enchainant les double drops, bref, on se dit que la soirée commence bien. Après avoir vu un peu de Netsky et un peu de Culture Shock (sur le « Factory Stage »), retour sur le main stage pour voir Andy C. Assez déçus du set, ce n’était pas le Andy C qu’on connait tous. Un enchainement de bangers, pas tant de dubplates que ça…


Culture Shock sur la Factory

L’heure arrive. Il est temps pour Noisia de présenter pour la première fois leur nouvel album « Outer Edges ». Les trois hollandais débarquent sur scène vêtus de combinaisons d’astronautes lumineuses.
S’en suit une prestation typée « live », pas de mix, juste les morceaux de l’album joués à la suite. On se prend des claques incroyables, avec énormément de morceaux half step, un peu de dubstep, puis de la grosse drum & bass comme on aime. Ils finissent leur show par le magique « Dead Limit VIP », qui déclenche une hystérie sur la piste.

Pas le temps de se reposer, on reste coller contre les barrières pour suivre l’autrichien Mefjus, qui nous régale d’un set rempli de dubplates, tout ça mixé avec une agilité irréprochable, bref, on adore et on se déchaine, c’était la première fois qu’on voyait Mefjus, et on s’en rappellera toute notre vie!

4h du matin, A.M.C commence son set, on ne reste qu’une dizaine de minutes car à cette heure ci, on savait très bien qu’on avait déjà entendu toute la soirée les morceaux qu’il allait jouer.
On file donc à la « Madhouse Stage », où se tient Current Value. Et là, grosse surprise. N’étant vraiment pas fans de ses tracks (un peu trop brouillon à notre goût), son set est totalement différent. Un set propre qui respire, ça nous fait du bien.

On part se finir sur la « Factory », pour voir le finish d’Unknown Error, qui nous régale par sa bonne humeur (on notera qu’il a pull up 5 fois son dernier morceau tellement il était content et qu’il ne voulait pas partir).

SAMEDI ! La nuit fût extrêmement courte pour nous (chaleur extreme), mais on est prêt à en découdre. Les pompiers profitent des fortes chaleurs pour nous arroser avec leur camion, et ça ça fait du bien.
19h30, cette fois ci on se motive plus tôt que les autres soirées, on file voir LSB sur la main stage. Et là… Gros frissons, larmes aux coins des yeux, on assiste à la plus belle chose qu’on a vu durant ce festival. Un set rempli de dubz (attention, on en a entendu pas mal avec monsieur DRS, et on peut vous dire que celles là feront un malheur), et qui nous rappelle à quel point la Drum & Bass peut être quelque chose de très fort émotionnellement parlant.


Ma conjointe joyeuse devant LSB

On part manger, vous faire quelques photos pour ce report, et on revient sur la main stage pour voir Dimension. Un set énergique, pas très bien mixé mais ce n’est pas grave, pour 22h, c’est un bon set pour s’échauffer.
22h30, on part voir TREi sur la « Factory Stage », qui, on le rappelle, accueille ce soir là une Viper Night. Là, on assiste à probablement LE meilleur set techniquement parlant. Le Neo-Zelandais nous régale tout simplement.

Direction la Noisia Invites sur la « Madhouse », pour voir Rockwell. Pas de grosses surprises, c’est du Rockwell, et on est pas ultra fan de son style.

Minuit, direction la « Port Stage » pour la Fokuz Night, pour voir Lenzman. Difficile de se laisser bercer par le roi de la liquidfunk, après la claque que l’on s’est prit avec TREi. Tout ça mélangé à l’immense surprise de LSB, font que finalement, j’ai été vraiment déçu (cette fois ci, je parle à titre personnel, ma conjointe a adoré.)

1h du matin, on retourne sur la main stage pour voir Chase & Status. On sent qu’ils sont là en partie pour présenté leur prochain album qui sortira en fin d’année. Le set est puissant, et se finit par un de leur prochain morceau (ceux qui les ont vu récemment savent très bien de quel morceau on parle…). On se prend une grosse claque, et on enchaine avec Pendulum.
El Hornet commence son set avec le fameux « Bonfire » version VIP avec en plus les vocals de « Tarantula ». Tout son set est très bien mixé, on est juste un peu déçu de ne pas avoir entendu assez de leurs classiques.
Black Sun Empire récupère les platines, et là c’est le drame. On apprécie absolument pas (de plus, le système son a bien été baissé, on entend plus grand chose), donc on décide de partir.

Direction la Noisia Invites pour voir The Upbeats, on débarque pendant « Dead Limit VIP » (à notre plus grande joie), qui nous font un set bien gras, avec une prestation sur scène bien drôle, les gars sont vraiment chauds, accompagnés des Noisia qui eux aussi, sont en train de bien faire la fête.

4h, on file a la « Factory » pour voir InsideInfo. Il nous régale, mais nous rappelle aussi que c’est bientôt la fin… On part rapidement à « l’Underworld Stage », où Neurofunk Grid a posé sa soirée, pour assister au show de The Clamps. Et quel Show ! Comme la sensation de se faire bombarder par un tank, avec une drum & bass puissante et grinçante, et un finish hardcore histoire de repartir à genoux.

Pour la dernière heure, on a vadrouillé un peu de partout, pour finir notre festival devant Trilo, à la « Madhouse ».

Ca y’est, c’est fini ! Très contents de ce festival, avec une ambiance magnifique, des artistes au top, des scènes monstrueuses, bref, en tant que fans de la drum & bass, on a prit notre pied.
Bien évidemment, il y a quelques points négatifs (TROP de Bricks Don’t Roll, de Dead Limit, et de Rocket Guns Blazin’ durant la journée et les soirées, on vous promet qu’on devenait fous par moment, au point de les entendre même quand elles n’y étaient pas), ensuite les galères pour faire charger nos téléphones, la queue pour les cafés le matin, pour manger… Mais c’est le jeu !

Rédaction et Photos : Victor Chatain & Cindy Palmarini