A l’occasion de la tournée French Plates 2017, on a décidé de vous présenter les crews qui nous accueillent sur chacune des dates. On continue cette série par les dijonnais de Gravity qui nous recevront le 28 avril pour la 4ème date de la tournée avec The Clamps et Drumcatcher. Entretien avec Vincent, alias Patrack du crew Gravity.

Présente-toi, ainsi que ton crew, tous les gens qui le composent, etc.

Hello, moi c’est Patrack de Gravity, asso qui date de 2012, on organise des soirées Drum&Bass, Bass Music mais aussi Trance et Techno. L’équipe a changé plusieurs fois déjà, mais mon acolyte actuel c’est le programmateur des soirée Trance chez nous : Grand yo. On compte aussi dans nos rangs le boss de DNB France (Pierre aka LiquidStone) qui s’occupe des soirées D&B.

Raconte-nous un peu les débuts du crew? Son histoire, son évolution, etc.

Le crew Gravity au départ c’était une bande de pote fan de Dub (électro Dub hein…) qui après avoir arrêté leur propre groupe se sont dit pourquoi pas faire un Sound System. Les premières soirées était Electro / Dub / Dubstep, puis je suis revenu à Dijon et après avoir intégré le crew j’ai commencé les soirées Drum & Bass, puis les soirées Trance.

Niveau Drum & Bass, dans ta ville ça se passe comment?

Le public Drum & Bass Dijonnais, quoi que peu nombreux est quand même là, on est les seuls représentants du genre en Côte d’Or (voir en Bourgogne) alors on lâche pas l’affaire pour éduquer les petits jeunes qui ont quand même pas mal d’aprioris sur la D&B et qui ont du mal à sortir des sentiers battus de la musique électro qui n’a de l’underground qu’un lointain souvenir. Ça me fait toujours plaisir d’entendre un petit jeune qui me dit : « Mais en fait c’est trop bien la Drum ! ».

Est-ce que tu rencontres des problèmes dans ta ville pour l’organisation de tes évènements (type de salle / budget, etc). Si oui, lesquels ?

Dijon c’est la capitale du vin, mais alors niveau culture c’est pas ça, les salles et clubs ferment tous un par un, la vapeur (SMAC de Dijon) est en travaux, bref on fait avec ce qu’on a, c’est à dire les bars à caveau, qu’on rempli déjà bien. Mais Dijon manque quand même d’un club digne de ce nom. D’ailleurs si vous êtes investisseur il y a un gros marché à prendre.

Quels moyens pourraient être mis en place pour faciliter l’organisation de tes évènements ?

Comme je le dis plus haut : une grosse saaaaaalle please! Un Bikini bourguignon!

La date dont vous êtes les plus fiers

Oula, il y en a tellement pour la DNB, mais j’en ai deux ou trois qui me viennent en tête. Dans l’ordre chronologique, la soirée « Last of bass » des Tanneries (ex salle Underground de Dijon, RIP) avec Jade, Funk Effect et la team, une des plus grosses soirée de l’asso. Sinon on a fait venir A.M.C à l’Acropole, dans un caveau de 300 personnes, surréaliste! Et aussi Pythius qui se demande où on l’emmène quand on l’a fait jouer dans une boîte perdue de la campagne Bourguignonne. Good times…

Qu’est-ce que tu penses de la scène Française en ce moment?

La scène Française est en forme, y’a de la motivation, les orgas se connaissent presque tous entre eux et ça forme une belle famille. Vive la DNB et vive la France!

Pourquoi avoir voulu accueillir le French Plates Tour?

La team DNB France c’est des collègues « Made in Burgundy », ils ont beau s’exporter à Lyon pour la plupart d’entre eux, on a toujours le boss par chez nous, qui fait aussi partie de la team Gravity d’ailleurs, alors il semblait plus que logique, évident même qu’on accueille une French Plates par chez nous.

La Drum & Bass c’était mieux avant?

Je mixe de la Drum depuis 10 ans (ou plus, consultez mon biographe), il y a quand même une cassure entre les premiers Black Sun et les derniers, mais j’aime les deux, je trouve dommage que les fans actuels de Drum ne s’intéressent pas forcément à ce qui se faisait avant. La vraie époque de Noisia, Spor, les premiers Black Sun and co c’était du lourd. Mais j’adore aussi la Drum d’aujourd’hui, La Drum c’était bien tout le temps!

D’un point de vue personnel, quels sont tes artistes préférés? Celui que tu rêverais de faire jouer dans ta ville mais qui n’a pas pu se faire encore?

Oula, trop de monde, se référer au line up du Let It Roll!

Raconte-nous ta rencontre avec la Drum & Bass (Quand et comment)? Quel track ou quel évènement t’as fait plonger dedans?

Alors, première track : Breach de Black Sun Empire, suivie par toute leur discographie, un pote de Strasbourg m’a fait découvrir ça (Big up Carlos) et depuis je n’ai pas arrêté. Ma première soirée c’était Elisa Do Brasil à la Laiterie (Strasbourg). J’ai commencer à acheter mes premiers vinyles et devinez la suite…

Tes 3 titres préférés?

Ça c’est dur…. Bon pour moi si j’en avais qu’un seul à choisir ça serait : Spor – Stompbox, ce titre n’a pas pris une ride et est toujours pour moi le plus gros monument de la DNB.

Ensuite, Audio – Colision.

Et Noisia – end game.

Je choisi des titres plutôt vieux parce que je les ai découvert au début de mon experience avec la Drum et forcément il m’ont plus marqué.

Comme la tradition le veut, on va parler un peu terroir. Ton fromage préféré?

Mont d’or.

Ton vin préféré?

BOURGOGNE FOREVER. Pareil, il y en a trop, Gevrey 1er cru pour en choisir un.

Une expression de ta ville? Remettre le bédouin sur le chameau, big up Ptit yo.

Un petit mot pour finir?

Frangipane (kamoulox, j’ai gagné). Sinon un gros merci à nos bénévoles sans qui on ne ferait rien!

Event : 28 avril – French Plates Tour @ Dijon w/ The clamps, Drumcatcher