Après avoir vu toutes ces images, vidéos, entendu tous ces témoignages à propos de ce désormais mythique festival qu’est le Boomtown, aujourd’hui on peut le dire : on l’a fait! Et autant vous dire qu’on en a pris plein les yeux et pleins les oreilles!

On vous raconte notre séjour dans la campagne de Winchester (à 2heures au Sud Ouest de Londres), dans l’univers du Boomtown pour la 10ème édition qu’on vous avait présenté il y a quelques mois : «The Machine Cannot Be Stopped»!

Jeudi

Après une journée passée à Londres en venant avec l’Eurostar, nous arrivons sur le site du festival en 2H avec un bus mis spécialement en place par le festival. Dès l’arrivée, nous comprenons l’immensité du festival, on distingue des barrières tôlées à perte de vue qui ceinturent le site. Un plan géant indique 8 entrées possibles selon les critères d’accès de camping, presse, artistes, crew etc…Après 2 refus d’accès aux portes et des kilomètres parcourus le long des barrières, nous récupérons enfin nos pass et sommes prêts pour rentrer dans l’arène !

Équipés de bracelets, on se dirige vers le Boomtown SpringsUn camping « premium » avec des toilettes et douches ++, un bar, plusieurs abris et même une piscine pour profiter des rares moments ensoleillés de la météo anglaise !

Une fois la tente posée dans ce camping qui nous paraît vraiment très calme, il est temps de découvrir un peu ce que le festival a à nous offrir. Comme expliqué dans « les 5 raisons de vivre l’experience du Boomtown« , le festival est divisé en plusieurs quartiers qui sont eux même composés de plusieurs scènes et points de diffusion. Mis à part les campings spéciaux/VIP qui sont sécurisé par des barrières, tout autour des quartiers se trouvent les espaces de camping libre.

C’est sur les coups de 18h qu’on décolle du camp et qu’on se dirige vers le centre du festival et le quartier Old Town. En arrivant, on ne sait plus où donner de la tête tellement les choix qui s’offrent à nous sont vastes. On choisit de se perdre dans une vieille ville où le soin du détail sur les décors est ultra travaillé. En quelques secondes, on se croirait revenu quelques années en arrière dans un vieux Western! On s’aventure au hasard dans quelques bâtisses et par magie nous tombons dans une petite salle de 60m² à la déco vintage où résonne de la Drum & Bass sur un bon vieux système Funktion One ! On a connu pire comme entrée en matière en festival!

Quartier « Old Town »

On continue notre découverte du site et on cherche le campement de nos amis, mais sans réseau téléphonique sur le site, on abandonne finalement et on préfère se perdre dans les recoins du festival. On aperçoit certaines des grandes scènes fermées pour ce premier soir, notamment le Sector 6 qui est en essai lumière. Même sans son c’est déjà une claque! La scène est impressionnante par sa taille, son plan de feu et sa scénographie. On passe 2h à se balader guidés par la musique qu’on entend dans différents endroits du site. Le son est vraiment omniprésent aux quatre coins du festival, on tombe même dans une forêt avec de la psytrance, cette balade découverte nous emmène de surprise en surprise !

Le site est assez vallonné et typique des campagnes anglaises. Il est divisé en deux gros ensemble de quartiers, un en haut d’une colline ( Town CenterSector 6, Lion’s Den, etc) et un autre ensemble en contre bas (MetropolisDstrkt5, Barrio Loco etc). C’est en rejoignant le bas de la colline que l’on contemple une vue magnifique sur cette deuxième partie. On hallucine complètement sur ce qu’on voit. On peut apercevoir une immense scène en fond (Bang Hai), deux chapiteaux dissimulés par des décors et d’autres quartiers qui semblent immersifs à souhait avec des manèges et installations plus improbable les unes des autres.

On choisit de descendre et de faire un tour dans une autre forêt à coté, la « Hidden Woods ».  On se touve à nouveau devant un set Drum & Bass et une foule déjà bien au rendez-vous pour un premier soir. La foret est aménagée façon Robin des Bois avec des passerelles, cabanes en toit de chaume, etc. Le public est très accueillant et nous parle avec beaucoup de facilité, ça fait plaisir vu la réputation des anglais en festival!

La fôret d’Hidden Woods

C’est vers la Robotika qu’on choisit de poursuivre notre route, et on y retrouvera de nouveau de la DNB. Toujours des artistes inconnus au bataillon mais des sets appréciables. C’est à ce moment qu’on retrouvera par hasard une bonne partie de nos amis Français.

Après avoir apprécié le set et les retrouvailles, on se rend vers un chapiteau tout proche : le Poco Loco pour voir la performance de Jenna & The G’s. Cette configuration live avec la chanteuse Jenna G nous avait intrigué sur le programme du soir, et c’est une performance fort sympathique à laquelle on assiste. Ça joue funk et certains gros classiques de la DNB y passent comme « DJ Fresh – Gold Dust » ou « DJ Marky & XRS – LK », la foule chante et se trémousse devant le groupe. Ça fait du bien de voir de la Drum & Bass revisitée jouée par un groupe en live, vraiment! Une bonne manière de finir cette première soirée où le son sera coupé à minuit. Parfait pour une entrée en matière, on va se reposer, les jours qui suivent seront chargés!

 

Vendredi

Épargné par le temps le premier jour, le second débutera sous la pluie. Sans plus attendre, nous allons donc nous équiper de bottes (en vente dans un stand spécial camping) pour passer une journée les pieds au sec. C’est sur la scène nommée Lion’s Den, qu’on commencera ce vendredi avec un événement qui nous a été annoncé comme « à voir » : la cérémonie d’ouverture qui célèbre la culture carnaval, la créativité et la communauté. Le spectacle commence avec des rythmiques tribales et des danseurs(euses) bien costumé(e)s qui viendront nous montrer leur plus beaux pas de danses.

Cérémonie d’ouverture sur Lion’s Den

On restera ensuite pour voir le début du set de Shy Fx sur cette même scène, mais le DJ ne nous convint pas vraiment avec des morceaux reggae mal enchaînés en début de set. On se rend du coup sur la scène du Town Centre pour assister au concert de la fanfare Meute. Les allemands reprennent des grands classiques techno comme « The Man With The Red Face » de Laurent Garnier ou encore le mythique « Disclosure – You & Me » remixé par Flume, qui fait toujours son petit effet et qui est chantonné par toute la foule.

Après ce bref interlude live, retour à la Drum & Bass sur la Lion’s Den avec le Jungle Cakes Takeover, aka du beau monde du milieu jungle : Ed Solo B2B Deekline B2B Serial Killaz B2B Benny Page. Les DJs et MCs s’enchaînent et passent de bons morceaux : de gros classiques, des dubplates et pas mal de jump up! On se laisse prendre au jeu assez facilement!
(Le set du Jungle Cakes Takeover a été enregistré et est disponible ici : Boomtown 2018 Jungle Cakes Takeover – Ed Solo B2B Benny Page B2B Deekline B2B Serial Killaz)

Jungle Cakes Takeover @ Lion’s Den

Une fois le set fini, il est temps pour nous de découvrir quelques parties du festival qu’on a pas encore exploré la veille. Direction la partie la plus haut perché du festival avec le quartier Whistlers Green. Avant d’arriver là, on tombe par étonnement sur une zone nommée Kidztown, qui porte bien son nom puisqu’il s’agit d’un espace réservé aux enfants avec des animations, des circuits de vélo, un immense tas de sable, des espèces de toboggans pour glisser sur de la mousse. Bref de quoi occuper tous les bambins venus avec leurs parents. Improbable de voir un espace aussi fourni pour la jeunesse, même des petits toilettes sèches ont été prévus !

Enfin passé cette zone enfantine, on tombe sur d’autres stands improbables, comme une scène ouverte pour un bœuf, des cours de hula hoop, des cours de sculpture sur bois, des ateliers soudures, on en trouve vraiment pour tous les goûts dans cette espace un peu « hippie et home made ».

Un groupe est entrain de jouer et nous interpelle sous une tente bédouine. Un trio bass batterie clavier + un choriste joue une musique trip hop à la bonobo: Ash Walker. Le son est groovy et envoûtant, une partie du public est même allongé et rêvasse, on restera jusqu’à la fin pour profiter des cette interlude chill.

Pas le temps de niaiser, on se dirige vers la grande scène du quartier, la Windmill où se produit le duo Too Many Zooz, le brass band qui a fait ses débuts dans le métro New-Yorkais. Le trio nous propose un live complètement déjanté et particulièrement dansant! Les sonorités deviennent parfois un peu redondantes mais on profitera des quelques rayons de soleil avec notre bière fraîche jusqu’à la fin. Coté scène, on est encore devant une déco complètement maîtrisée avec une ambiance caserne militaire désaffectée en pleine jungle.

Windmill 

Il est temps pour nous de découvrir une nouvelle scène et de revenir à un tempo plus proche du 175bpm. C’est avec LSB et sur la scène du Sector 6 que ça se passe, le DJ nous régale d’un set tout en douceur avec ses productions bien caractéristiques et une selecta bien travaillée et très appréciable. On reste ensuite pour voir Breakage, que l’on avait jamais vu jusque ici, et là c’est la bonne surprise du jour, le set est rempli de bons morceaux et de choses qu’on a très peu l’habitude d’entendre, on valide!

La nuit tombe, c’est reparti pour un tour sur la Lion’s Den pour un show qui nous intrigue un peu : Goldie & The Ensemble. On avait déjà entendu parler de la performance du boss de Metalheadz avec un orchestre, mais cette fois c’est avec un petit groupe que le pionnier se produira. La prestation est un peu molle à notre goût, sûrement dû au fait que ces morceaux sont plutôt posés en général. On ne trouvera pas grand intérêt à cette performance où Goldie a du mal à trouver sa place à part en braillant quelques mots de temps à autre et en se baladant devant ses musiciens tout en grimaçant sur le son.

C’est l’heure désormais d’aller supporter les frenchies et amis de Seoul 76 (representé par 2 de ses 4 membres pour l’occasion : Matt Tracker et K-mi) dans une petite salle du quartier Dstrkt 5. La salle est bondée, d’une bonne partie d’amis Français, l’occasion de tous se retrouver, pratique! Le set UK Bass avec finish D&B ravit la foule et les animations de danseurs et danseuses sur la scène amènent leur petit plus : danses loufoques et disqueuse sur slip au programme !

Un petit détour avec les Jungle Warriors (Potential Badboy, Kenny Ken, Remarc, Ragga Twins) sur la Robotika pour changer un peu de vibe. Classiques jungle et pas mal de jump up (une fois de plus) dans le set, on appréciera particulièrement les MCs bien synchro!

Après cet interlude DNB, on change de ton avec la UK Bass sur l’imposante Bang Hai commandée par AC Slater. Le boss du label Night Bass (à l’honneur ce soir sur cette scène) fait le boulot comme il faut et nous fait bouncer comme il faut! On reste un peu sur le set de Chris Lorenzo avant de filer sous le chapiteau du Poco Loco pour voir la troupe de Levelz. Pas moins d’une dizaine de personne sur scène et un gros bordel, pas vraiment à la hauteur de ce qu’on attendait.

C’est pour nous l’heure d’aller se reposer après cette journée riche en découvertes et bien fatigante!

La scène de Bang Hai

 

Samedi

On décide de commencer le 3ème jour un peu plus tard que la veille pour ne pas finir sur les rotules. Notre journée débutera à 16h avec un groupe qu’on a déjà vu une semaine auparavant au Let It Roll, mais dont on ne se lasse pas : les Kings Of The Rollers. Surprise à notre arrivée, même sous une pluie fine la Bang Hai est blindée et visiblement on est pas les seuls à apprécier le trio Serum, Bladerunner et Voltage, avec l’homme en forme du moment au micro : Inja. Le set est d’une qualité exemplaire, différent de celui vu la semaine précédente, même si de nombreux morceaux bien efficaces s’y retrouvent aussi : « Police In Helicopter (Benny L Remix) », « Upgrade & T > I – Shot Down », « Benny L – Low Blow » ou encore le dernier Serum « Lumberjack ».

Après 2h de set, place à S.P.Y pour un set orienté « Jungle », on apprécie mais après la claque reçue juste avant avec les KOTR, le niveau d’intensité baisse un peu. Cela venait sûrement aussi du fait que les organisateurs ont décidé de baisser cruellement le niveau des subs et basses autour de 18h. Apparemment, après discussion avec d’autres personnes, le Boomtown aurait des problèmes de restriction sonores les conditionnant à baisser de manière drastique le niveau des basses sur les grandes scènes. Un peu dommage pour un festival orienté majoritairement Bass Music…

On file ensuite suivre la suite du programme qu’on a établi avec quelque chose de bien différent et plus posé, Groundation sur Lion’s Den. Le groupe nous régale de sa vibe reggae parfaitement maîtrisée, un peu de douceur ça fait du bien aussi! Après une pause dîner au stand de boeuf effiloché mariné depuis 24h, on reste sur cette même scène pour assister au concert d’un headliner que beaucoup attendent cette année : Gorillaz.

La performance est vraiment bien travaillée avec de très beaux visuels / clips si caractéristiques du groupe qui passent en fond de scène. Damon Albarn est en pleine forme et tient le show de A à Z en faisant succéder plusieurs guests sur scène comme De La Soul, la rappeuse Little Simz ou encore Shaun Ryder le chanteur du titre Dare… Tous les tubes du groupes y passent avec un final épique enchaînant « Clint Eastwood » et « Feel Good Inc». Bref, on a vu Gorillaz en live, on peut le cocher sur la checklist!

Gorillaz en live sur Lion’s Den 

Juste après, on essaie de se rendre dans un saloon du quartier Far West Copper Country pour un B2B pas annoncé sur le programme principal mais pourtant très alléchant : Benny L B2B T > I. En arrivant, on croise des amis qui sortent de la salle et on voit une queue immense à l’entrée, ils nous annoncent que le set est génial mais que l’ambiance collé serré avec 50° n’est pas forcément tenable à l’intérieur. Grosse déception pour nous qui attendions beaucoup de ce set. Bien dommage de ne pas avoir laissé une plus grosse scène pour ces deux artistes très en forme en ce moment! Mais c’est ça aussi le Boomtown!
(Petit lot de consolation, le set des 2 artistes à été enregistré et est disponible ici : Benny L B2B T>I ft. Pastry Maker – Boomtown Fair 2018 (Wrong Side of the Tracks).)

La vue sur le bas de la colline avec Metropolis / Dstrkt5

Déçus mais pas abattus après cet épisode, on se dirige de l’autre côté du festival sur la Bang Hai pour le set d’A.M.C & Turno. On attend aussi beaucoup de ce set de 2 DJs très doués derrières les platines. En arrivant, nouvelle déception, le son de la scène pourtant immense de par sa taille est encore très peu fort, à tel point qu’on peut se parler tranquillement à 20m de la scène… Compliqué d’apprécier la performance avec un volume digne d’une enceinte portable, on part chercher un autre point de chute avec du son plus agréable!

On vadrouille donc entre les différentes scènes et petites salles du coin, pas très convaincus par ce qu’on entend… Un petit moment de flottement à minuit le samedi soir sur un festival avec une programmation énorme, c’est quand même improbable!

Après délibération, c’est finalement vers Aphrodite & Micky Finn qu’on ira s’ambiancer. Les deux papys de la Jungle/DNB sont là pour fêter leur 30ans d’activité. Le set est sans grande surprise avec de gros classiques jungle et des drops assez souvent similaires. On se laisse tout de même prendre au jeu et au moins le son est à un niveau correct!

Notre soirée se finira sur Foreign Beggars au Poco Loco, même si le son du chapiteau est très peu fort et pas très bien réglé au début, on restera jusqu’au bout et on pourra entendre leur classique collaboration avec Noisia « Contact » en tout fin de set.

Encore bien rincés par cette journée, on file se reposer pour profiter au mieux de la dernière journée qui s’offre à nous le lendemain, déjà!

 

Dimanche

C’est de nouveau sur un set Drum & Bass que notre journée commence en ce dernier jour de festival. Les élus de notre début de journée sont Alibi & Command Strange, venus pour représenter les 25 ans du label V Recordings. Annoncés sur le programme avec L-Side et T.R.A.C au micro, c’est finalement un back 2 back à 4 mains qui nous est proposé, un peu dommage, on aurait bien vu tout ce beau monde ensemble! On aime beaucoup tout de même les 2 artistes proposés, surtout quand ils collaborent ensemble sur des morceaux (coucou « Skyline » et « Ahead of me »). Le set est rempli de bonnes vibes assez diversifiées (liquid / deep / roller / neuro), parfait pour ce début d’après midi.

A la fin du set, la pluie est de retour, elle qui nous avait laissé tranquille tout le samedi, frappe de nouveau et de manière assez intense! On file se réfugier dans un bar en attendant que ça se calme et on en profite pour établir la suite de notre programme. On décide d’aller faire un tour sur les scènes qu’on a pas encore eu l’occasion de voir. C’est donc vers l’Hotel Paradiso qu’on se retrouve pour un live sympathique hip hop funk de Stephen Lewis & The Big Band. Ça groove et le chanteur est hyper charismatique, très bonne découverte!

On ira ensuite se prendre notre dose de basses (qui nous avait bien manqué la veille sur la Bang Hai) dans la forêt du Tangle Roots pour Dubkasm. Le son Dub résonne à plein régime sur 3 énormes Sound Systems home made. Les basses font vibrer les arbres et tout notre corps, sensations fortes garanties!

Après ça, on retourne dans la Old Town et plus précisément sur la scène du Town Centre pour voir le final d’un groupe Français : Deluxe. Même après les avoir vu 3 ou 4 fois, on apprécie l’énergie communicative du groupe et le finish Drum & Bass nous donnera quelques frissons!

On englouti ensuite un repas en express en attendant un groupe qu’on ne voulait pas manquer : Limp Bizkit. Les américains font le show et on se laisse retourner en adolescence pendant quelques morceaux! Mais pas le temps de se laisser aller, on a aussi décidé de voir Die Antwoord qui joue en même temps sur Lion’s Den. On arrive à la moitié du show, parfait pour entendre les tubes « Baby’s on Fire » ou « I Fink U Freeky ». On notera une prestance assez exceptionnelle des deux chanteurs et une scénographie ultra travaillée pour l’occasion! On a chaud, les lances flammes de la scène sont resté sur ON un bon moment !

Andy C sur  Sector 6

Encore une fois, pas le temps de se reposer, il faut se rendre de suite sur la scène Sector 6 pour voir qui est le fameux Secret Guest annoncé sur le programme de la scène réservée au label Critical ce soir là. C’est finalement le boss de Ram Records, Andy C, qui se dévoile être l’invité mystère sur une scène qui est littéralement bondée. Andy nous régale de ses drops venus d’ailleurs, et malgré quelques coupures de son, on se délecte de la performance (même si le niveau sonore n’est encore pas assez puissant). L’ayant vu une semaine auparavant au Let It Roll, on remarquera quand même un set bien ressemblant!

Après une heure de set, place au show que tout le festival attend : la cérémonie de clôture. La scène s’anime dans tous les sens et des acteurs passent à l’écran pour compter le chapitre 10 de l’histoire du Boomtown. Après ça, on aura le droit à un grand spectacle de lasers, feux d’artifices, flammes, etc! On en prend plein les yeux, et aussi plein les oreilles, surtout que le son est remonté d’un poil après le set d’Andy C. Dommage de ne pas avoir eu un peu plus de volume plus tôt…

Bref, c’est avec des étoiles pleins les yeux qu’on essaie de regagner notre tente. Après quelques minutes de bouchons, on y arrive enfin! Il est temps de se reposer une dernière fois, de faire le bilan et de se préparer à dire au revoir au Boomtown!

Cérémonie de clôture sur Sector 6

 

Bilan

Si vous avez lu avec attention les quelques lignes de ce report, vous l’aurez compris, on a passé de très bons moments lors de notre première expérience du Boomtown. Les décors ultra immersifs et très bien réalisés y sont pour beaucoup. L’énorme diversité dans la programmation et la qualité des prestations réalisées par les artistes pèse également dans la balance.

Un seul bémol par contre, qui a tout de même son importance, on a été très déçu de se retrouver devant des scènes énormes avec un son réglé au plus bas à partir de 18h. Vraiment difficile d’apprécier des sets, surtout en Bass Music, avec un manque évident de volumes et surtout de basses. En enquêtant un peu sur le sujet, on a appris (sans trop d’étonnement) que cela était dû à des plaintes du voisinage (particulièrement les paysans des terres toutes proches), pas forcément à cause du volume sonore dérangeant mais plutôt par jalousie de ne pas profiter eux aussi du Boomtown financièrement (comme le sont les agriculteurs propriétaires des terres sur lesquelles le festival est installé).

On regrettera aussi de ne pas avoir participé au jeu de piste proposé chaque année, qui selon certains informateurs, a tout l’air d’être fascinant et pleins de rebondissements (comme un grand Escape Game dans le festival). Mais avec une programmation aussi riche, il est déjà difficile de prendre le temps de voir tous les artistes qu’on veut, alors c’est encore plus compliqué de trouver du temps pour cette quête. Au Boomtown, les choix d’activités font vraiment partie du quotidien, et vraiment les possibilités sont énormes! Une chose est sûre, personne n’a vraiment vécu le même festival!

Après être redescendu de notre nuage, on peut le dire, on a vécu la meilleure expérience de festival de notre vie!

Si vous en avez marre des festivals sans âme, où même la programmation peut faire rêver, on ne peut que vous encourager à passer de l’autre côté de la Manche et de venir voir de vos propres yeux ce que le Boomtown vaut vraiment! Car, même avec tous les témoignages qu’on avait eu sur ce festival, le moment où on réalise la folie et l’ampleur de la chose c’est en y allant.

Boomtown, on se retrouve très bientôt pour un nouveau chapitre. La 11ème édition est déjà annoncée avec comme thème : « Radical City » et se déroulera toujours à Winchester du 7 au 12 août 2019 (voir l’événement Facebook Boomtown CH 11: A Radical City), avec on l’espère un peu plus de volume sur les grandes scènes !

Meilleurs concerts
Kings Of The Rollers
Breakage
Alibi & Command Strange
Jenna & The G’s
Gorillaz
Meute

Les bonnes découvertes
Ash Walker
Stephen Lewis & The Big Band

Morceaux les plus entendus
Bungle – Cocooned
Halogenix – Blej
Pendulum – Hold your colors (Noisia Remix)

Les dubplates
Chase & Status – RETREAT
Police In Helicopter (Benny L Remix)
T > I & Upgrade – Shot Down

Envie d’en voir plus

Report Photo : Partie 1 / Partie 2
Site Internet

Récit: Maxime Bérard et David Beltramelli
Crédit photo: Boomtown